Changements climatiques et cryptozoologie

Doit-on craindre le retour des dragons ?

La cryptozoologie, discipline peu connue des sciences naturelles, est la branche de la zoologie qui étudie les animaux dont la communauté scientifique n’a pas encore réussi à prouver de manière irréfutable l’existence, actuelle ou fossile. Parmi les objets d’étude de la cryptozoologie, on retrouve bien entendu Nessie, plus connu sous le nom de monstre du Loch Ness, bigfoot, l’anthropoïde discret des vastes forêts d’Amérique du Nord et le Mokele-Mbembe, une créature aquatique qui survivrait dans les impénétrables marais de la cuvette du fleuve Congo.

Le Mokélé-mbembé (Celui qui peut arrêter le flot de la rivière) est le nom donné à un animal apparenté aux sauropodes par les habitants des lacs et des marais proches du fleuve Congo. Son existence n'est pas avérée (illustration et texte repris de Wikipedia)

Le Mokélé-mbembé (Celui qui peut arrêter le flot de la rivière) est le nom donné à un animal apparenté aux sauropodes par les habitants des lacs et des marais proches du fleuve Congo. Son existence n’est pas avérée (illustration et texte repris de Wikipedia)

 

Mais la cryptozoologie s’intéresse aussi à des candidats, disons…moins improbables. Toute forme de vie animale plus grande qu’un batracien et dont l’existence peut-être raisonnablement supposée sur la base de nombreux témoignages concordants rentre dans le champ de la recherche en cryptozoologie. Malgré une réputation sulfureuse et un cortège de chercheurs parfois un peu trop exaltés, la cryptozoologie a contribué à promouvoir de réelles avancées dans l’inventaire du vivant au cours des siècles passés. On peut lui attribuer une légitimité certaine dans la découverte des gorilles de montagnes, du panda géant et de l’okapi – pour la science du moins, les populations indigènes étant déjà depuis longtemps au fait de l’existence de ces créatures.

Un autre exemple célèbre de découverte scientifique d’un animal que l’on pensait disparu depuis longtemps est celui du coelacanthe, un poisson dont la morphologie est très proche de celle de ses ancêtres qui peuplaient les mers du globe il y 350 millions d’années. Parfois décrit, à tort, comme un fossile vivant, le coelacanthe est cependant la preuve que de nombreuses espèces très discrètes peuvent encore faire l’objet de découvertes scientifiques majeures.

Coelacanthe (Latimeria chalumnae) pêché le 21 janvier 1965 à Mutsamudu (Anjouan, Comores). Répertorié sous le code C36 (36eme coelacanthe inventorié). Image sous licence Wikipedia commons.

Coelacanthe (Latimeria chalumnae) pêché le 21 janvier 1965 à Mutsamudu (Anjouan, Comores). Répertorié sous le code C36 (36eme coelacanthe inventorié). Image sous licence Wikipedia commons.

 

Cœlacanthe fossile du Jurassique. Image sous licence Wikipedia commons.

Cœlacanthe fossile du Jurassique. Image sous licence Wikipedia commons.

 

Le lecteur intéressé par la cryptozoologie pourra se référer à diverses sources d’information. La page concernée à cette discipline sur la base de donnée de Wikipedia fournit une bonne introduction au sujet. Vous pourrez ensuite vous intéresser à la personnalité et à la carrière de Bernard Heuvelmans, un des pères fondateurs de cette branche de la zoologie et qui tenta d’y mettre un sérieux et une rigueur scientifique qui lui a souvent fait défaut.

Profitons cependant de l’occasion pour signaler ce qui pourrait bien être une avancée majeure dans le domaine d’étude de la cryptozoologie. Des travaux scientifiques récents éclairent d’un jour nouveau l’origine et le destin des dragons, ces lézards volants et cracheurs de feu dont on retrouve de nombreuses mentions dans les textes historiques de nombreuses cultures.

La figure du dragon occupe une place importante dans la mythologie chinoise. image sous licence Wikipedia commons.

La figure du dragon occupe une place importante dans la mythologie chinoise. image sous licence Wikipedia commons.

Cette étude, publiée dans la prestigieuse revue Nature (volume 520, avril 2015), met en évidence une relation statistique entre les variations du climat depuis l’époque médiévale et le nombre de citations relatives aux dragons dans la littérature mondiale. Ce travail révèle que les changements climatiques qui auront lieu au XXI siècle pourraient bien avoir des conséquences plus tragiques que celles déjà imaginé par la communauté scientifique. Si les températures moyennes mondiales continuent à augmenter régulièrement au cours des cent prochaines années, peut-être devront nous bientôt partager la planète avec de redoutables prédateurs ailés.

Pour accéder à cet article sur les dragons et l’histoire du climat, suivez ce lien : 520042a

Je vous souhaite une bonne lecture en ce joli mois d’avril, d’ailleurs bien connu pour ses nombreux poissons.

 

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