La nature nous fait du bien !

Et ce n’est pas moi qui dirai le contraire ! Bien entendu, les naturalistes et les amateurs de balades dans la nature le savent tous : la nature a un effet apaisant sur le corps et sur l’esprit. Mais cela concerne-t’il uniquement ceux qui recherchent activement ce contact avec la nature ou bien ce sentiment se développe-t’il spontanément lorsque d’une personne se retrouve au contact d’une nature apaisante ?

Pic du Midi d'Ossau, Parc National des Pyrenées

Pic du Midi d’Ossau,
Parc National des Pyrénées

David Strayer, un psychologue américain, a voulu en savoir plus et s’est isolé trois jours avec un groupe d’étudiants dans une région sauvage de l’Utah, aux États-Unis. Au terme des trois jours de randonnée, les étudiants avaient significativement amélioré leurs résultats dans différentes activités de résolution de problèmes. Mais Stayer a voulu pousser plus loin l’analyse des effets de la contemplation de paysages naturels sur notre cerveau, en analysant le profil des ondes cérébrales de ses étudiants sur un électroencéphalogramme ambulatoire (EEG). Il semble bien que les beaux paysages de l’Utah aient un effet sur notre cerveau. Strayer a observé des modifications dans le profil des ondes générées au niveau du cortex préfrontal, une zone qui serait associée à des sentiments tels que la rumination dépressive et le stress. Contempler un paysage apaisant aurait des effets bénéfiques sur le cerveau, en permettant entre autres au cortex préfrontal de se reposer et augmentant notre créativité (Atchley RA, Strayer DL, Atchley P (2012) Creativity in the Wild: Improving Creative Reasoning through Immersion in Natural Settings. PLoS ONE 7(12) – Lire l’article: creativity in the wild_Atchley et al 2012.

Rivière San Juan, dans l'Utah. Voici les paysages ayant servi de cadre à l'étude de David Trayer. Source de l'image : bluffutah.org

Rivière San Juan, dans l’Utah. Voici les paysages ayant servi de cadre à l’étude de David Strayer.
Source de l’image : bluffutah.org

Notons que le numéro de janvier 2016 de la revue National Geographic fait de ce sujet son dossier principal. Dans ce dossier, la célèbre revue au cadre jaune aborde aussi d’autres études similaires, réalisées notamment en Corée du sud et au Japon, qui soutiennent elles aussi l’hypothèse que la nature nous fait non seulement du bien, mais qu’elle serait même peut-être indispensable à une forme d’équilibre psychique.

 

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