L’émergence des éphémères : le nouveau trésor national hongrois !

Incroyable mais vrai: la Hongrie a officiellement reconnu, par le biais de son comité des hungarikum (http://www.hungarikum.hu/en ), la période qui voit l’émergence en masse d’une espèce d’éphéméroptère comme étant un trésor national.

Le comité Hungarikum a la charge de désigner les plus importants joyaux du patrimoine hongrois, au travers d’un processus de sélection rigoureux. Parmi les trésors nationaux figurant dans le patrimoine naturel, on retrouve des complexes souterrains karstiques ou les abris sous roches de la culture Bükkalja.

La pyramide des joyaux nationaux du patrimoine hongrois, telle qu’établie par le comité hungarikum

À cette liste des trésors nationaux du patrimoine naturel s’ajoute donc maintenant l’éclosion massive des larves d’une espèce d’hépéhéroptère, Paligenia longicauda, un phénomène qui est devenu une attraction touristique réputée dans tous le pays. En effet, chaque année, de très nombreux touristes viennent voir la rivière Tisza « fleurir » lors de l’émergence des adultes** de cette espèce. L’éclosion des sub-imago, leur maturation et l’accouplement des adultes ne dure guère plus que quelques jours.

L’ampleur du phénomène, le cadre naturel protégé et l’attrait touristique de cet évènement ont emporté la décision du comité des hungarikum pour faire classer cette semaine particulière de la « floraison » de la rivière Tisza aux côtés d’autres joyaux du patrimoine naturel hongrois.

Émergence en masse de Palingenia longicauda

L’espèce d’éphémère concernée ici (Palingenia longicauda, appartenant à la famille Palingeniidae) est la plus grande des espèces centro-européenne, les adultes pouvant atteindre une longueur de 4 cm. Le développement des larves dure 3 ans avant l’émergence qui se fait simultanément ou presque pour tous les individus de la rivière et peut donc créer des essaims de plusieurs millions d’individus adultes volant au-dessus de la rivière. Ces derniers remontent vers l’amont sur quelques kilomètres et s’accouplent ensuite. Les femelles pondent généralement environ 7 à 8 000 œufs à la surface de l’eau, et le cycle est alors bouclé.

Cette espèce s’est éteinte en Europe occidentale dans le premier tiers des années 1900, et ses effectifs ont également considérablement diminué en Europe centrale au cours des dernières décennies. Autrefois abondante dans toute l’Europe centrale, elle est actuellement restreinte aux bassins versants des rivières Tisza et Rába.

Palingenia longicauda

Le changement climatique a joué un rôle important dans une telle réduction drastique des effectifs de cette espèce, mais les impacts anthropologiques sur les cours d’eau, tels que la modification des régimes hydrauliques des cours d’eau, les modifications du lit des rivières, la destruction des berges naturelles et la pollution des rivières ont également été des facteurs contributifs.

La photo illustrant cet article ainsi que la source d’inspiration du texte proviennent d’un article de Fanni Kaszás paru le 25/05/2020 dans Hungary today (https://hungarytoday.hu/tisza-mayfly-and-tisza-blooming-become-hungaricums-as-national-values/)

** Dans cette espèce, les mâles émergent de l’eau au stade de sub-imago, et doivent donc encore subir une mue avant de devenir adulte, tandis que les femelles émergent directement au stade adulte. Le lecteur intéressé par l’écologie de cette espèce se rapporta à l’ouvrage de György Kriska : Freshwater Invertebrates in Central Europe, publié en 2013 aux Éditions Springer-Verlag.


							
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Un poème inspiré par la courte vie adulte des éphémères

La courte durée de vie adulte des éphémères, qui est à l’origine de leur nom, a inspiré nombre de réflexions sur la fugacité du temps qui passe et sur la brièveté de la vie. Des poètes se sont approprié cette réflexion. En voici un exemple, un court poème écrit par Louis MacNeice.

Adulte d’éphémère. Photographie de Luc Viatour (www.lucnix.be)

Mayfly, by Louis MacNeice

Barometer of my moods today, mayfly,
Up and down one among a million, one
The same at best as the rest of the jigging mayflies,
One only day of May alive beneath the sun.

The yokels tilt their pewters and the foam
Flowers in the sun beside the jeweled water.
Daughter of the South, call the sunbeams home
To nest between your breasts. The kingcups
Ephemeral are gay gulps of laughter.

Gulp of yellow merriment; cackle of ripples;
Lips of the river that pout and whisper round the reeds.
The mayfly flirting and posturing over the water
Goes up and down in the lift so many times for fun.

When we are grown up we are sure to alter
Much for the better, to adopt solider creeds;
The kingcup will cease proffering his cup
And the foam will have blown from the beer and the heat no longer dance

And the lift lose fascination and the May
Change her tune to June – but the trouble with us mayflies
Is that we never have the chance to be grown up.’

They never have the chance, but what of time they have
They stretch out taut and thin and ringing clear;
So we, whose strand of life is not much more,
Let us too make our time elastic and
Inconsequently dance above the dazzling wave.

Nor put too much on the sympathy of things,
The dregs of drink, the dried cups of flowers,
The pathetic fallacy of the passing hours
When it is we who pass them – hours of stone,
Long rows of granite sphinxes looking on.

It is we who pass them, we the circus masters
Who make the mayflies dance, the lapwings lift their crests,
The show will soon shut down, its gay-rags gone,
But when this summer is over let us die together,
I want always to be near your breasts.

N’étant pas poète, et donc peu compétent pour commenter cette œuvre, je laisserai les mots de Anthony Slingsby, auteur pour le site Internet Portugal Resident (https://www.portugalresident.com/mayfly-barometer-of-my-moods-today/), explorer les sens profonds de ce texte. Le billet est illustré d’une photographie de Luc Viatour, photographe professionnel belge dont le travail peut être admiré sur le site Internet www.lucnix.be.

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Les eaux vives des affluents de l’Amblève

Cette période confinement, destinée à freiner la propagation du virus covid-19, est aussi un moment propice pour de belles découvertes au gré de quelques balades dans la forêt. C’est ainsi que j’ai découvert quelques beaux ruisseaux en rive gauche de l’Amblève, sur des coteaux pentus et boisés. La rivière de la Belle Foxhalle porte bien son nom. Elle prend naissance sur les talus de l’autoroute A25, à proximité du hameau de Paradis, et dévale en une succession de petits seuils les coteaux de la vallée de l’Amblève jusqu’à confluer avec cette dernière à la hauteur du lieu-dit Pronfond Ry, signe qu’à cet endroit la profondeur de l’Amblève est probablement plus importante qu’ailleurs.

La rivière de Belle Foxhalle. Un cours d’eau ardennais typique, au fond d’un vallon ombragé et forestier

En matière d’invertébrés aquatiques, on y retrouve, outre beaucoup d’autres taxa, de grandes larves d’éphémères du genre Epeorus (famille des Heptageniidae). Leurs corps pouvant dépasser aisément 1 cm pour les larves du dernier stade, elles méritent sans aucun doute ce qualificatif de grandes larves. On y trouve aussi de nombreuses larves de trichoptères à fourreaux, dont celle illustrée ici appartenant à la famille des Limnephilidae. Je n’ai pas encore commandé le matériel qui me permettra d’améliorer considérablement la qualité des photographies que je prendrai sur le terrain ou au laboratoire, mais c’est prévu sur ma liste « post-confinement ».

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Quand la nature inspire la science !

Dans la continuité de l’article précédent, et pour ceux qui ont senti leur curiosité s’éveiller à la mention du biomimétisme, signalons que les Éditions Plume de carotte (www.plumedecarotte.com) ont édité en 2011 un ouvrage magnifique sur ce thème.

Illustration de la couverture du livre Quand la nature inspire la science, de Mat Fournier

Dans ce livre grand format, plus de 65 espèces animales et végétales sont mises à l’honneur. Elles ont inspiré les scientifiques – parfois depuis fort longtemps – pour donner naissance à des réalisations parfois surprenantes, comme par exemple une colle  »bio » inspirée de la fixation des moules à leur support (non, je ne prends pas cet exemple-là parce que je suis belge et amateur de moules-frites!).

C’est donc un livre que je vous recommande chaudement. Et vous y apprendrez la différence qu’il y a entre le biomimétisme et l’approche dite de  »biomimicry » (je n’en dis pas plus pour conserver le suspens). Une revue plus complète de ce livre figurera bientôt sur ce site sous l’onglet « Liens et documents » et le sous onglet « Livres ».

 

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Le biomimétisme s’expose dans le métro parisien

Les couloirs du métro parisien ne sont pas réputés pour être les plus gais et les plus colorés qui soient. J’ai pourtant été agréablement surpris d’y découvrir en janvier 2017 une belle exposition sur le biomimétisme. Cette exposition, réalisée par le CNRS, présente brièvement des exemples de réalisations inspirées par l’architecture ou la biologie du vivant. Des ailes d’avion inspirées de celles des rapaces aux verres qui se construisent sans chaleur ou solvant à la manière de ce que réalisent les diatomées, le vivant à tout à nous apprendre si nous prenons le temps de le regarder et de l’étudier. Après tout, il a des centaines de millions d’années d’expérience derrière lui, n’est ce pas ? Le biomimétisme est donc l’art de s’inspirer des réalisations du vivant pour concevoir des procédés ou des machines. Si ce sujet vous intéresse, n’hésitez pas à visiter la page Internet de l’association Biomimicry Europa (http://www.biomimicry.eu/ ) qui vous présentera les bases du concept de biomimétisme et vous dirigera vers de nombreuses autres ressources en ligne. Et bien sur, voici le lien vers la page Internet qui présente l’exposition réalisée par le CNRS: http://www.cnrs.fr/fr/multimedia/expo/bioinspiration/

Voici une saisie d’écran du site Internet présentant l’exposition du CNRS. Sur ce site, un lien permet d’accéder à des informations complémentaires sur la thématique de recherche présentée dans l’exposition.

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La nature nous fait du bien !

Et ce n’est pas moi qui dirai le contraire ! Bien entendu, les naturalistes et les amateurs de balades dans la nature le savent tous : la nature a un effet apaisant sur le corps et sur l’esprit. Mais cela concerne-t’il uniquement ceux qui recherchent activement ce contact avec la nature ou bien ce sentiment se développe-t’il spontanément lorsque d’une personne se retrouve au contact d’une nature apaisante ?

Pic du Midi d'Ossau, Parc National des Pyrenées

Pic du Midi d’Ossau,
Parc National des Pyrénées

David Strayer, un psychologue américain, a voulu en savoir plus et s’est isolé trois jours avec un groupe d’étudiants dans une région sauvage de l’Utah, aux États-Unis. Au terme des trois jours de randonnée, les étudiants avaient significativement amélioré leurs résultats dans différentes activités de résolution de problèmes. Mais Stayer a voulu pousser plus loin l’analyse des effets de la contemplation de paysages naturels sur notre cerveau, en analysant le profil des ondes cérébrales de ses étudiants sur un électroencéphalogramme ambulatoire (EEG). Il semble bien que les beaux paysages de l’Utah aient un effet sur notre cerveau. Strayer a observé des modifications dans le profil des ondes générées au niveau du cortex préfrontal, une zone qui serait associée à des sentiments tels que la rumination dépressive et le stress. Contempler un paysage apaisant aurait des effets bénéfiques sur le cerveau, en permettant entre autres au cortex préfrontal de se reposer et augmentant notre créativité (Atchley RA, Strayer DL, Atchley P (2012) Creativity in the Wild: Improving Creative Reasoning through Immersion in Natural Settings. PLoS ONE 7(12) – Lire l’article: creativity in the wild_Atchley et al 2012.

Rivière San Juan, dans l'Utah. Voici les paysages ayant servi de cadre à l'étude de David Trayer. Source de l'image : bluffutah.org

Rivière San Juan, dans l’Utah. Voici les paysages ayant servi de cadre à l’étude de David Strayer.
Source de l’image : bluffutah.org

Notons que le numéro de janvier 2016 de la revue National Geographic fait de ce sujet son dossier principal. Dans ce dossier, la célèbre revue au cadre jaune aborde aussi d’autres études similaires, réalisées notamment en Corée du sud et au Japon, qui soutiennent elles aussi l’hypothèse que la nature nous fait non seulement du bien, mais qu’elle serait même peut-être indispensable à une forme d’équilibre psychique.

 

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Les invertébrés aquatiques vus de très près

Après une longue période de silence, causée par un agenda bien chargé, la sortie d’un livre remarquable est l’occasion de réactiver la partie blog de mon site. Je consacre donc ce nouveau post à la présentation du livre de Jan Hamrsky « Freshwater Life, macro photography of aquatic insects and others freshwater invertebrates ».

couverture avantcouverture arrière

Jan Hamrsky est un photographe tchèque dont la passion – peu commune, il faut bien le reconnaître – est d’explorer caméra au poing le monde méconnu des invertébrés aquatiques. Il photographie en mode macro les principales familles d’invertébrés aquatiques qui peuplent les eaux douces de la Tchéquie, nous offrant des portraits saisissants d’une faune étrange et fascinante, parfaitement adaptée à des biotopes spécifiques et qui est si différente de la faune auxquels nous sommes habitués dans notre vie de tous les jours.

acylius sulcatus

Coléoptère aquatique : Acylius sulcatus

Odonate appartenant à la famille des Gomphidae

Odonate appartenant à la famille des Gomphidae

En 2015, Jan Hamrsky a publié son premier livre, consacré à son travail en macrophotographie des invertébrés aquatique tchèques. Et on peut certainement affirmer que lorsque le talent du photographe rejoint la passion du naturaliste, le résultat est à la hauteur de la beauté et de l’étrangeté de cette faune encore trop méconnue des naturalistes.

Je vous recommande donc chaudement l’ouvrage de jan Hamrsky. Outre qu’il présente à l’aide de photos magnifiques les principaux groupes de macroinvertébrés aquatiques des eaux européennes, l’auteur y détaille aussi ses techniques de photographes et la manière dont il reconstitue certaines scènes en aquarium.

ephemera danica

Ephémère : Ephemera danica

corixidae

Hémiptère aquatique, appartenant à la famille des corixidae

Ce livre est un véritable régal pour les yeux, mais aussi une excellente introduction dans le monde de l’écologie des eaux douces et dans l’univers des invertébrés aquatiques. La littérature scientifique laisse souvent de côté l’émerveillement que l’on peut ressentir devant ces animaux étranges, au profit d’une rigueur certes bien nécessaire mais qui manque parfois de charme.

Jan Hamrsky répare cette lacune en replaçant l’émotion au centre de son travail de photographe. Voilà en tout cas un livre qui a sa place centrale dans ma bibliothèque consacrée à la biologie et à l’écologie des eaux douces.

J’espère que ces quelques photos vous donnerons envie de découvrir le travail de Jan Hamrsky, dont j’ai présenté ici quelques photographies avec son aimable autorisation. Visitez le site de Jan Hamrsky à l’adresse http://lifeinfreshwater.net/

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Changements climatiques et cryptozoologie

Doit-on craindre le retour des dragons ?

La cryptozoologie, discipline peu connue des sciences naturelles, est la branche de la zoologie qui étudie les animaux dont la communauté scientifique n’a pas encore réussi à prouver de manière irréfutable l’existence, actuelle ou fossile. Parmi les objets d’étude de la cryptozoologie, on retrouve bien entendu Nessie, plus connu sous le nom de monstre du Loch Ness, bigfoot, l’anthropoïde discret des vastes forêts d’Amérique du Nord et le Mokele-Mbembe, une créature aquatique qui survivrait dans les impénétrables marais de la cuvette du fleuve Congo.

Le Mokélé-mbembé (Celui qui peut arrêter le flot de la rivière) est le nom donné à un animal apparenté aux sauropodes par les habitants des lacs et des marais proches du fleuve Congo. Son existence n'est pas avérée (illustration et texte repris de Wikipedia)

Le Mokélé-mbembé (Celui qui peut arrêter le flot de la rivière) est le nom donné à un animal apparenté aux sauropodes par les habitants des lacs et des marais proches du fleuve Congo. Son existence n’est pas avérée (illustration et texte repris de Wikipedia)

 

Mais la cryptozoologie s’intéresse aussi à des candidats, disons…moins improbables. Toute forme de vie animale plus grande qu’un batracien et dont l’existence peut-être raisonnablement supposée sur la base de nombreux témoignages concordants rentre dans le champ de la recherche en cryptozoologie. Malgré une réputation sulfureuse et un cortège de chercheurs parfois un peu trop exaltés, la cryptozoologie a contribué à promouvoir de réelles avancées dans l’inventaire du vivant au cours des siècles passés. On peut lui attribuer une légitimité certaine dans la découverte des gorilles de montagnes, du panda géant et de l’okapi – pour la science du moins, les populations indigènes étant déjà depuis longtemps au fait de l’existence de ces créatures.

Un autre exemple célèbre de découverte scientifique d’un animal que l’on pensait disparu depuis longtemps est celui du coelacanthe, un poisson dont la morphologie est très proche de celle de ses ancêtres qui peuplaient les mers du globe il y 350 millions d’années. Parfois décrit, à tort, comme un fossile vivant, le coelacanthe est cependant la preuve que de nombreuses espèces très discrètes peuvent encore faire l’objet de découvertes scientifiques majeures.

Coelacanthe (Latimeria chalumnae) pêché le 21 janvier 1965 à Mutsamudu (Anjouan, Comores). Répertorié sous le code C36 (36eme coelacanthe inventorié). Image sous licence Wikipedia commons.

Coelacanthe (Latimeria chalumnae) pêché le 21 janvier 1965 à Mutsamudu (Anjouan, Comores). Répertorié sous le code C36 (36eme coelacanthe inventorié). Image sous licence Wikipedia commons.

 

Cœlacanthe fossile du Jurassique. Image sous licence Wikipedia commons.

Cœlacanthe fossile du Jurassique. Image sous licence Wikipedia commons.

 

Le lecteur intéressé par la cryptozoologie pourra se référer à diverses sources d’information. La page concernée à cette discipline sur la base de donnée de Wikipedia fournit une bonne introduction au sujet. Vous pourrez ensuite vous intéresser à la personnalité et à la carrière de Bernard Heuvelmans, un des pères fondateurs de cette branche de la zoologie et qui tenta d’y mettre un sérieux et une rigueur scientifique qui lui a souvent fait défaut.

Profitons cependant de l’occasion pour signaler ce qui pourrait bien être une avancée majeure dans le domaine d’étude de la cryptozoologie. Des travaux scientifiques récents éclairent d’un jour nouveau l’origine et le destin des dragons, ces lézards volants et cracheurs de feu dont on retrouve de nombreuses mentions dans les textes historiques de nombreuses cultures.

La figure du dragon occupe une place importante dans la mythologie chinoise. image sous licence Wikipedia commons.

La figure du dragon occupe une place importante dans la mythologie chinoise. image sous licence Wikipedia commons.

Cette étude, publiée dans la prestigieuse revue Nature (volume 520, avril 2015), met en évidence une relation statistique entre les variations du climat depuis l’époque médiévale et le nombre de citations relatives aux dragons dans la littérature mondiale. Ce travail révèle que les changements climatiques qui auront lieu au XXI siècle pourraient bien avoir des conséquences plus tragiques que celles déjà imaginé par la communauté scientifique. Si les températures moyennes mondiales continuent à augmenter régulièrement au cours des cent prochaines années, peut-être devront nous bientôt partager la planète avec de redoutables prédateurs ailés.

Pour accéder à cet article sur les dragons et l’histoire du climat, suivez ce lien : 520042a

Je vous souhaite une bonne lecture en ce joli mois d’avril, d’ailleurs bien connu pour ses nombreux poissons.

 

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